Municipales 2026 : Que proposez-vous pour l’égalité femmes-hommes ?
La parité est désormais obligatoire pour toutes les listes électorales. Toutefois, l’égalité femmes-hommes ne s’arrête pas à la parité. Les statistiques, l’actualité, les retours d’expérience des élu·e.s et des agent·e.s mais aussi les associations et les habitant·e.s soulignent des enjeux sociaux, économiques et citoyens qui affectent différemment femmes et hommes (voir p.2, quelques chiffres pour la Charente).
Les municipalités ont des leviers pour faire avancer l’égalité femmes-hommes, dans leurs compétences et leurs budgets. Les 15 et 22 mars, vous présenterez votre programme au suffrage des citoyen·ne.s. Qu’avez-vous prévu pour l’égalité femmes-hommes ?
Nous invitons votre liste à répondre à un questionnaire en ligne avant le 02 mars.
Le 10 mars 2026 à 19h30 à la Maison des Peuples et de la Paix, 182 rue de Périgueux à Angoulême, nous organisons une restitution publique des réponses des listes à laquelle nous vous invitons cordialement. Nous partagerons également les réponses des listes sur nos réseaux sociaux.
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Le Collectif 8 mars Angoulême-Charente regroupe des associations et des citoyen·ne.s qui agissent pour l’égalité femmes-hommes sur le territoire.
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Egalité femmes-hommes en Charente
Familles monoparentales
- En Charente, 16 % des familles avec enfants sont monoparentales, un peu plus qu’au niveau national (15 %). Chez les allocataires Caf, les familles monoparentales constituent la majorité des monoparents (57 %).
- La monoparentalité est très majoritairement féminine : près de 4 familles monoparentales sur 5 sont composées d’une mère seule avec enfant(s).
- Chez les monoparents avec enfants de 0-5 ans, 45 % ont un emploi.
Emploi et inégalités professionnelles
- Le taux d’emploi des femmes reste inférieur à celui des hommes.
- Le temps partiel concerne beaucoup plus les femmes : environ 1 femme salariée sur 4, contre moins de 1 homme sur 10.
- Les femmes sont plus souvent en contrats précaires (CDD notamment).
- Chez les femmes charentaises de 15 ans et plus, le taux d’activité est d’environ 72,5 %, légèrement supérieur à la moyenne nationale (71,5 %).
- Parmi les personnes avec un niveau de formation faible (25–34 ans), les hommes sont plus souvent en emploi que les femmes (par exemple 57 % des hommes vs 39 % des femmes).
Précarité et vulnérabilités économiques
- Les familles monoparentales sont parmi les ménages les plus exposés à la précarité.
- Une proportion importante de parents isolés dépend de minima sociaux comme le RSA.
- Les difficultés économiques touchent donc de manière disproportionnée les femmes, du fait de la structure des ménages.
Modes de garde / petite enfance
- L’offre d’accueil du jeune enfant reste limitée en Charente : environ 18 places d’accueil collectif pour 100 enfants, en plus d’un accueil individuel via assistantes maternelles (environ 41 places pour 100 enfants).
- L’accueil des jeunes enfants repose majoritairement sur l’accueil individuel (assistantes maternelles). L’offre en accueil collectif demeure plus limitée.
- Le nombre d’assistantes maternelles en activité diminue, créant des tensions sur les solutions de garde.
- Les enjeux de garde d’enfants continuent d’avoir un impact direct sur l’emploi des mères.
Violences faites aux femmes
- Entre 2023 et 2024, le nombre total de victimes de violences intra-familiales est passé d’environ 658 à 748, soit une hausse d’environ 14 %.
- Pour les violences conjugales, le nombre de victimes enregistré est passé d’environ 486 en 2023 à 553 en 2024 (+ 14 %).
- Parmi les victimes de violences conjugales, environ 87 % à 86 % sont des femmes.
- En 2024, le Planning familial en Charente a accueilli 86 femmes victimes de violences.
- En 2025, le CIDFF 16 a réalisé 211 entretiens d’accompagnement psychologique des victimes de violence
Si vous souhaitez recevoir le lien du questionnaire, n’hésitez-pas à nous contacter par courriel : contact@cidff16.org